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Module 01 : Le Problème de l’Argent | PhilanthroBit

Module 01 : Le Problème de l’Argent | PhilanthroBit Bitcoin Core

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Un billet d'un dollar américain qui s'efface, superposé à un graphique d'inflation

Aperçu Stratégique

Ce module sert de base éducative définitive pour les organisations axées sur une mission qui transitionnent vers une gestion de trésorerie axée sur le Bitcoin. Nous explorons les mécanismes structurels de l’inflation qui érodent silencieusement la capacité de votre organisation à faire le bien, et pourquoi “épargner en dollars” est devenue une stratégie perdante.

Objectifs d’Apprentissage

À la fin de ce module, les dirigeants organisationnels seront capables de :

  • Expliquer les mécanismes structurels de l’inflation et de la dépréciation monétaire.
  • Calculer l’érosion du pouvoir d’achat réel des réserves de leur organisation.
  • Identifier comment les modèles de financement traditionnels des OBNL échouent sous la pression inflationniste.
  • Articuler pourquoi “épargner en dollars” est mathématiquement insoutenable.
  • Reconnaître la vulnérabilité unique des organisations à mission face à l’instabilité monétaire.
  • Comprendre l’économie politique derrière la création monétaire et l’Effet Cantillon.

Section 1 : La Taxe Invisible

Nous devons parler de l’inflation. Pas le chiffre que vous voyez aux nouvelles, mais la réalité que vous ressentez dans votre budget. Depuis plus d’un siècle, le pouvoir d’achat de la monnaie sur laquelle nous comptons est systématiquement démantelé. Pour l’exprimer clairement : 100 $ USD en 1913 nécessiteraient environ 3 173,92 $ USD en 2024 pour égaler son pouvoir d’achat. Cela représente une inflation cumulée de plus de 3 000 %.

Ce n’est pas un accident de l’histoire ; c’est une fonctionnalité du système monétaire fiduciaire. Lorsque les banques centrales augmentent la masse monétaire—mesurée par M2—cela dilue la valeur de chaque unité de monnaie existante. Pour les OBNL détenant des réserves de trésorerie pour de futurs projets, ce n’est pas juste une statistique économique ; c’est une taxe invisible sur votre mission. Vous perdez 3 %, 5 %, voire 9 % de votre capacité d’impact chaque année, simplement en détenant l’argent que vous avez travaillé si dur à récolter.

Cadre Éducatif

Outil Interactif : Utilisez ce Calculateur d’Inflation gratuit de Calculator.net pour voir combien de pouvoir d’achat votre dotation a perdu depuis sa création.

Visuel : Comparez l’expansion de la masse monétaire M2 vs l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) en utilisant ce graphique en direct de Longtermtrends.net.

Comprendre ce mécanisme est la première étape vers la souveraineté financière. Cela explique pourquoi les coûts semblent toujours augmenter plus vite que les dons, et pourquoi le budget de votre plan stratégique d’il y a trois ans semble aujourd’hui terriblement inadéquat.

La Trahison Silencieuse

Je me souviens d’avoir siégé à une réunion du conseil, fier d’avoir constitué une réserve “prudente” de six mois de dépenses d’exploitation. Elle était placée dans un Certificat de Dépôt (CPG) garanti, rapportant un intérêt fiable de 0,5 %. Je pensais être responsable. Je n’avais pas réalisé qu’avec une inflation réelle de 7 à 15 %, je n’épargnais pas cet argent—je le laissais saigner.

Nos organisations sont bâties pour servir l’avenir. Pourtant, nous sommes forcés de stocker notre énergie dans une batterie—la monnaie fiduciaire—qui fuit de la puissance chaque jour. C’est une trahison de l’intention des donateurs et des bénéficiaires que nous servons. Nous avons l’obligation morale de protéger le pouvoir d’achat de notre mission.

— Pierre Gaudet

Section 2 : La Spirale Mortelle du Financement

La “Taxe Invisible” de l’inflation crée une dynamique toxique spécifique pour le secteur non lucratif : la Spirale Mortelle du Financement. Alors que les entreprises à but lucratif peuvent souvent répercuter l’augmentation des coûts sur les consommateurs en augmentant les prix, les OBNL ne peuvent pas “augmenter les prix” pour les sans-abri, les malades ou l’environnement. Nous subissons les prix, nous ne les fixons pas.

Pour aggraver les choses, les données vérifiées de l’industrie dressent un tableau sombre. En 2024, un stupéfiant 36 % des OBNL ont terminé l’année avec un déficit opérationnel, en hausse par rapport à 13 % en 2021. Plus alarmant encore, 52 % des organisations ont trois mois ou moins de liquidités en main. Nous courons avec nos dernières forces dans une course où la ligne d’arrivée ne cesse de s’éloigner.

La Réalité de 2024

  • 36 % des OBNL ont opéré à déficit en 2024.
  • 52 % ont moins de 3 mois de réserves de trésorerie.
  • Les taux de rotation du personnel dans les OBNL sont 58 % plus élevés que dans le secteur privé, en raison de l’incapacité à maintenir les salaires face à l’inflation.

Ceci est exacerbé par le “Mythe des Frais Généraux”, critiqué de manière célèbre par Dan Pallotta. Les donateurs s’attendent à ce que 100 % des fonds aillent aux “programmes”, forçant les organisations à affamer leur propre infrastructure. Quand l’inflation frappe, vous ne pouvez pas payer votre personnel avec des “résultats de programme”—ils ont besoin de salaires compétitifs pour faire leur épicerie. Le résultat est une crise de rotation du personnel qui épuise davantage les connaissances institutionnelles et les capacités.

Section 3 : L’Effet Cantillon

Pourquoi l’inflation nous frappe-t-elle plus durement ? La réponse réside dans l’Effet Cantillon. Nommé d’après l’économiste du 18ème siècle Richard Cantillon, ce principe explique que la nouvelle monnaie entre dans l’économie de manière inégale. Elle va d’abord aux banques, aux institutions financières et aux grandes entreprises proches du robinet gouvernemental. Ces “premiers receveurs” peuvent dépenser le nouvel argent avant que les prix n’aient augmenté.

Les OBNL sont effectivement “les derniers de la file”. Au moment où le nouvel argent ruisselle jusqu’à nous sous forme de subventions ou de dons individuels, les prix des biens, des services et de la main-d’œuvre ont déjà été ajustés à la hausse. Nous courons perpétuellement après un marché qui a déjà évolué contre nous. Ce désavantage structurel signifie que dans un système fiduciaire inflationniste, le secteur social est conçu pour rétrécir en termes réels par rapport au secteur financier.

Section 4 : Le Manuel de la Dépréciation

Les gouvernements ont un manuel pour gérer la dette : la dépréciation. Lorsque la dette nationale devient impayable, la solution politiquement opportune n’est pas de réduire les dépenses ou d’augmenter les impôts—c’est d’imprimer la différence. Ce phénomène, connu sous le nom d’Assouplissement Quantitatif (QE), implique que les banques centrales achètent des obligations gouvernementales pour injecter des liquidités.

Bien que le QE vise à stabiliser les marchés, il stimule principalement les prix des actifs (actions, immobilier), profitant aux riches qui possèdent des actifs. Pour les OBNL dépendant des dons en espèces de la classe ouvrière, ou détenant des réserves de trésorerie, le QE est un mécanisme de transfert de richesse loin de vous. Comprendre cela nous aide à réaliser que nos difficultés financières ne sont pas dues à un manque d’effort, mais à une politique monétaire qui travaille contre les épargnants.

Section 5 : Pourquoi la “Diversification” ne Suffit Pas

Le conseil traditionnel est de “diversifier” : un mélange 60/40 d’actions et d’obligations. Mais dans un environnement à forte inflation, les obligations garantissent une perte de pouvoir d’achat réel. Les actions ajoutent un risque de marché que de nombreux conseils d’administration trouvent inacceptable pour les réserves d’exploitation. L’immobilier est illiquide. L’or est difficile à transporter et à vérifier.

Nous avons besoin d’une nouvelle classe d’actifs. Une classe qui soit liquide, rare, inconfiscable et numérique. Cela nous mène à la recherche d’une “Monnaie Forte”—une monnaie qui ne peut pas être imprimée au gré d’un politicien.

Votre Mission Mérite Mieux

On nous dit d’être reconnaissants pour les miettes qui tombent de la table. Mais pourquoi le travail de sauver des vies, de nourrir les affamés ou de protéger la planète devrait-il être financé avec de l’argent conçu pour perdre de la valeur ? Nous n’avons pas seulement besoin de plus de financement ; nous avons besoin d’une meilleure monnaie. Une monnaie qui respecte le temps et l’énergie que nous consacrons à la gagner.

— Pierre Gaudet

À Suivre

L’Antidote à la Dépréciation

Vous comprenez maintenant la certitude mathématique de l’inflation. Mais si la monnaie fiduciaire est conçue pour laisser fuir la valeur, quelles sont les propriétés d’une monnaie qui peut la conserver ? Dans le Module 2, nous laissons le problème derrière nous et explorons la percée technique de la Monnaie Forte.

Débuter Module 2 : Monnaie Forte vs Monnaie Fiduciaire

Sources de référence : Inflation Data, Federal Reserve Economic Data, Nonprofit Finance Fund, Mises Institute.

Résumé du Module & Points Clés

  • L’Inflation est une Fonctionnalité : Le système est conçu pour dévaluer la monnaie, agissant comme une taxe invisible sur vos réserves.
  • Les Subventions ne Suivent Pas : La “Spirale Mortelle du Financement” se produit parce que les coûts augmentent plus vite que les cycles de dons ne peuvent s’ajuster.
  • Effet Cantillon : Les OBNL sont structurellement désavantagés, recevant le nouvel argent en dernier après la hausse des prix.
  • Le Besoin de Monnaie Forte : Pour survivre, nous devons adopter un actif de trésorerie qui ne peut pas être dilué.

Dernières Pensées

Vous comprenez maintenant le problème. L’argent est cassé. Dans le Module 02, nous examinerons la solution : Bitcoin, la monnaie la plus forte jamais inventée.

L’Avenir de l’Argent est Solide

Vous avez vu comment le système actuel est conçu pour faire échouer votre mission. Mais un nouveau standard monétaire émerge—incorruptible, fini et bâti pour l’ère numérique. Ne regardez pas seulement l’avenir se produire ; comprenez-le.

Pourquoi Bitcoin Compte
Pierre Gaudet

À propos de l’Auteur

Pierre Gaudet est le Fondateur et PDG de PhilanthroBit. Avec plus de deux décennies d’expérience entrepreneuriale et non lucrative, et une expertise approfondie dans le minage de Bitcoin (2016-2023), Pierre apporte une connaissance approfondie de l’industrie des actifs numériques, des stratégies d’affaires et des opérations transfrontalières. Il se consacre à aider les organisations à tirer parti du Bitcoin pour l’impact social.

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